Accueil

LE MOT DU PRESIDENT

Stéphane Litrico élu président le 14 juin 2019

 

Chers Collègues, Chers Amis,

J’ai l’honneur de prendre la présidence de notre Société après presque 10 ans d’engagement dans cette structure. J’ai pu assister à son développement et me réjouir, comme vous, de son dynamisme hors du commun. Les valeurs qui fondent notre société ne se démentent pas : partage des connaissances, ouverture, rigueur scientifique. 

Par son nombre d’adhérents et de congressistes sans cesse croissant, par sa capacité à regrouper toutes les composantes de notre spécialité, par la qualité de ses travaux scientifiques, la SFCR jouit d’une légitimité incontestée.

Aujourd’hui, la SFCR fait figure de référence. Les tables rondes de notre congrès font l’objet d’une publication systématique dans une revue internationale indexée et constituent donc des documents précieux pour la justification scientifique de nos pratiques.

La SFCR est l’interlocuteur privilégié pour nos tutelles en matière de chirurgie rachidienne. Nos interventions auprès de la HAS sur le dossier du remboursement des implants sont primordiales. En effet, elles visent à limiter les conséquences néfastes de la politique actuelle de déremboursement et à favoriser la création ou l’extension de nouveaux codes d’actes afin de valoriser comme il se doit les pratiques innovantes.

Même si l’enseignement initial ne fait pas partie de nos missions statutaires, notre collaboration avec les collèges de Neurochirurgie et de Chirurgie Orthopédique, grâce à l’admirable travail de Kevin Buffenoir et Yann Philippe, nous permet de participer activement à la mise en place de cours communs, à la fois théoriques et pratiques.

D’autre part, par le biais des ateliers pratiques, la SFCR apporte son soutien à cette grande réussite qu’est le diplôme Inter Universitaire de chirurgie du rachis.

De plus, les ateliers de formation des internes, le travelling fellowship, les bourses d’étude et de mobilité permettent d’accompagner nos jeunes dans leur formation pendant que les enseignements aux soignants rencontrent, eux aussi, un franc succès.

Nous étendons nos collaborations avec d’autres sociétés savantes françaises comme la Société Française de Rhumatologie ou le Groupe d’Etudes des Métastases Osseuses tandis que nous rayonnons aussi sur le plan international en travaillant main dans la main avec la Société Italienne de Chirurgie Rachidienne, la NASS et Eurospine. 

Toutes ces réussites ne doivent cependant pas nous cacher les difficultés que rencontre notre spécialité et auxquelles la SFCR doit aujourd’hui s’intéresser pour aider ses membres à relever ces nouveaux défis. 

La judiciarisation croissante de nos activités est déjà bien connue. Il s’y ajoute aujourd’hui une tendance à la surmédiatisation qui peut s’avérer délétère pour l’image de notre spécialité. Nous allons donc nous pencher sur les actions de communication appropriées pour rappeler le caractère sensible de la chirurgie rachidienne et pour faire savoir au public la valeur, la rigueur, le souci de qualité et de sécurité qui entourent nos pratiques. 

En parallèle, nous mènerons une réflexion autour de l’e-réputation par le biais d’un groupe de travail mené par Guillaume Lonjon.

La politique globale de baisse des remboursements des implants chirurgicaux a un impact direct sur nos pratiques et fait peser un risque majeur sur notre participation et même notre accès à l’innovation. Nous devons à ce titre travailler de concert avec nos partenaires industriels pour défendre notre point de vue auprès de nos tutelles.

Nos liens avec ces partenaires industriels ont d’ailleurs fortement évolué pour se protéger des accusations croissantes de conflits d’intérêt et de subordination. Si cette évolution est naturelle et souhaitable par certains aspects, elle peut également remettre en cause nos collaborations, notamment autour de l’organisation de notre congrès. Il nous faudra donc être vigilant pour pérenniser un partenariat solide et transparent avec l’industrie.

C’est avec ardeur et passion que le bureau de la SFCR va donc s’atteler à ses missions et je vous donne rendez-vous l’année prochaine à Dijon pour un congrès qui s’annonce, comme chaque année, de grande qualité.